Les plus belles photos du parc de Sceaux dans la région parisienne avec des anecdotes, des informations, et pourquoi pas, des opinions ...
Les perruches à collier
Je les ai croisées la première fois en janvier 2006, par -5°C. Je faisais un jogging au parc de Sceaux et j'ai coupé par un endroit inhabituel pour moi. Je me suis trouvé devant 6 perruches vertes, grosses comme des pies posées sur des branches près du sol. Pas vraiment effarouchées, j'ai pu les approcher et les observer durant quelques minutes. Le lendemain je suis repassé au même endroit, persuadé qu'elles étaient mortes... J'en ai revues, en bonne santé!
Par la suite, j'ai appris à les observer, à repérer leur manière de vivre.
Il y en a des dizaines, une centaine ? On les voit à la roseraie de L'Hay-les-Roses, aux parcs de Châtenay-Malabry, dans le parc du lycée Lakanal, dans tous les grands arbres à proximité du parc de Sceaux. Elles sont repérables par le cri bref et strident qu'elles poussent quand elles volent. Un vol à assez haute altitude, rectiligne et parfois en bande d'une ou deux dizaines.
D'où viennent-elles ? On m'a dit (légende urbaine ?) qu'un container transportant des perruches à collier pour des magasins animaliers s'était détérioré lors de son déchargement à Orly en 2000-2001 et que plusieurs spécimens s'étaient fait la belle.
Ce qui est sûr, c'est que leur nombre s'accroit, qu'elles se plaisent à Sceaux et que peu de promeneurs s'en préoccupent alors qu'elles sont nombreuses et bruyantes.
Certains ont dependant adopté ces oiseaux et les alimentent avec des dispositifs que seules les perruches arrivent à gérer. Car sinon, elles sont en compétition avec les pigeons, plus nombreux et plus corpulents.
Pour les voir, le mieux est d'aller au parc de Sceaux, le matin à la cabane près des cerfs de Gardet à l'Octogone. Pas farouches, elles vont manger près du sol. Sinon, elles vivent plutôt au sommet des arbres.
Les perruches femelles, comme celle ci-dessus, n'ont pas de collier.
Les mâles (voir ci-contre) ont un collier.
Il y a nettement plus de femelles que de mâles au parc de Sceaux.
Après quelques recherches, sur la toile sur le thème "perruche à collier", on voit que des populations sont installées près de plein de métropoles européennes.
Les écologistes s'interrogent sur les effets de cette intrusion dans le biotope... Enfin une bonne nouvelle ! Le "principe de précaution" aurait voulu qu'on exterminât sur le champ ces envahisseurs!
Sur la toile toujours, certains se plaignent du bruit de ces psittacidés... A quand les murs anti-bruit d'oiseaux !
Autre bonne nouvelle, la dernière révision de la liste des espèces animales menacées d'extinction a vu la disparition (de la liste) des perruches à collier qui étaient donc menacées de disparition!